recolte baume perou

 

Albert Vieille s'est engagé avec une société salvadorienne à pérenniser la filière du Baume Pérou, à protéger et valoriser cette matière première traditionnelle. Pourquoi un tel engagement ? La filière du Baume Pérou est aujourd'hui menacée à cause de la déforestation des baumiers au profit des cultures de café, ou encore du désintérêt des populations locales défavorisées qui préfèrent cultiver des plantes vivrières. Il s'agit d'assurer une meilleure rétribution aux communautés locales afin de rendre la collecte plus attractive.

  

Récolte

Pratiquée de janvier à mai en saison sèche et de mai en septembre en saison des pluies, la récolte du Baume Pérou est une activité traditionnelle au Salvador. Pour récolter le baume, les collecteurs montent à plus de vingt mètres de hauteur pour inciser le tronc d'où s'écoule le précieux liquide odorant. Cet exercice d'acrobatie est extrêmement périlleux, notamment en période des pluies. Le baume est ensuite absorbé par des tissus. Pour augmenter l'exsudation du baume, le tronc est chauffé au niveau des incisions. Au bout de quelques semaines, les tissus gorgés de baume et l'écorce broyée sont extraits pour récupérer l'essence. Les impuretés du baume sont enlevées par une purification spécifique.

Matières premières aromatiques du Baume Pérou

Le baume aux notes suaves, se décline en deux matières premières aromatiques naturelles, l'huile essentielle (distillation sous vide) et le résinoïde (extraction à l'éthanol), très proches olfactivement. Ce sont le benzoate de benzyle et le cinnamate de benzyle qui sont responsables des notes balsamiques, sucrées et fleuries caractéristiques du Baume Pérou. Les aspects vanillé, caramel et chocolat du baume sont apportés par la vanilline. La ténacité exceptionnelle de l'huile essentielle lui permet d'être utilisée comme fixateur de parfums. Les notes chaudes du Baume Pérou s'associent très bien avec les notes florales, balsamiques, épicées et boisées, et notamment avec le bois de santal.

Origine

Le Baume du Pérou est récolté à partir d'un arbre de la famille des légumineuses, le Myroxylon balsamum var. pereirae (Royle) Harms. Cet arbre élancé se retrouve majoritairement au Salvador, dans la chaine montagneuse du sud-ouest du pays, ainsi nommée « Cordillera del Balsamo » (Cordillère du Baume).

Histoire

Son nom commun « Baume Pérou » provient de l'époque coloniale lorsque le Baume était exporté depuis le Pérou en Europe pour ses qualités médicinales. Selon une légende amérindienne, ce serait du sang d'une princesse Nahuatl que l'arbre aurait surgit de terre. Ainsi, la résine de cet arbre miraculeux aurait la couleur de son noble sang et le pouvoir de guérir les blessures, d'où son utilisation traditionnelle en tant qu'antiseptique, antibactérienne et cicatrisante.